La revue Le Carnet/PSY, n°155 de juillet-août 2011, dans sa rubrique « Le site Web du mois » consacre à l’« Observatoire indépendant Santé et Travail » l’article ci-dessous signé Christian Robineau.
http://observatoire-sante-travail.blogspot.com/
OBSERVATOIRE INDEPENDANT SANTE ET TRAVAIL
« Sur un T-shirt aperçu au détour d’une manifestation, ceci, imprimé en cercle : "Travailler plus pour travailler plus pour travailler plus pour…" Avouons que cette circularité narquoise nous en dit bien davantage que les journaux télévisés sur l’imposture de certain slogan électoral que chacun garde en mémoire. Bien davantage, également, sur ce qu’une politique conduisant à travailler toujours plus et toujours plus mal (quand on a un travail), pour gagner souvent moins, peut générer comme souffrances, parfois létales.
Ce thème de la souffrance au travail (ou plus exactement causée par une certaine organisation du travail), exploré depuis de nombreuses années par des auteurs trop solitaires comme Christophe Dejours ou Yves Clot, et dont France Telecom et Renault ont fait ces dernières années la fortune médiatique, nous vaut l’intéressant blog d’une psychologue du travail et psychanalyste, Valérie Tarrou. Son but : "aider à mieux comprendre l’actualité de la psychologie du travail (sociale, événementielle...) grâce aux apports de la théorie".
Appelant à la rescousse des auteurs somme toute peu invités au journal de TF1 (Hegel, Canguilhem, Ricœur, Spinoza), V. Tarrou se saisit ainsi d’événements sociaux, d’articles parus dans la presse, de la publication d’ouvrages ou de rapports, pour nous entretenir de questions aussi rafraichissantes que le suicide au travail, le harcèlement moral ou le travail des femmes, clarifier l’air de rien des concepts tels que stress, néo-taylorisme ou risque psychosocial, ou encore nous faire bénéficier des ses dernières fiches pratiques sur la médecine du travail, les CHSCT ou les IPRP (V. Tarrou travaille trop). Le tout de manière toujours claire et pédagogique (V. Tarrou mérite une augmentation).
Nulle part, pourtant, n’est suggéré qu’utiliser "souffrance" et "travail" dans une même expression pourrait bien être pléonastique. "Travail" trouve en effet son origine étymologique dans le bas latin tripalium, "instrument de torture", de tri ("trois") et palus ("pieu"), littéralement : "trois pieux". La langue est étonnante. Allongez-vous sur un pieu, c’est du repos. Sur trois, hop ! C’est du travail. »
Christian Robineau
http://www.carnetpsy.com/
Comprenons l'actualité de la psychologie du travail avec les apports de la théorie. Ce blog propose les publications de Valérie Tarrou, psychologue du travail et psychanalyste.
samedi 16 juillet 2011
lundi 4 juillet 2011
« FEURS »
« Feurs », un écrit sur le travail et ses souffrances qui m’a touchée et dont je prolonge le partage avec l’aimable autorisation de son auteur, le Docteur Brigitte Font Le Bret. Psychiatre, spécialiste des maux professionnels, expert judiciaire près la cour d'appel de Grenoble. VT
Je suis née dans une usine à une dizaine de quelques kilomètres de la fonderie de FEURS et ce matin après avoir vu ce qu'il reste de celle-ci je pleure de tristesse, de colère tout comme lorsque j'étais enfant j'ai pleuré lorsque la très petite usine de mon père a brûlé et que j'ai vu les flammes et les larmes de mon père, ceci a été le fondement de mon choix professionnel : médecin du travail et psychiatre, spécialiste en souffrance au travail et en suivi post accident du travail ou maladie professionnelle.
A réécouter, le Docteur Brigitte Font Le Bret sur Arte :
http://www.arte.tv/fr/2952388,CmC=2952386.html
Je suis née dans une usine à une dizaine de quelques kilomètres de la fonderie de FEURS et ce matin après avoir vu ce qu'il reste de celle-ci je pleure de tristesse, de colère tout comme lorsque j'étais enfant j'ai pleuré lorsque la très petite usine de mon père a brûlé et que j'ai vu les flammes et les larmes de mon père, ceci a été le fondement de mon choix professionnel : médecin du travail et psychiatre, spécialiste en souffrance au travail et en suivi post accident du travail ou maladie professionnelle.
Alors ce billet je l'écris ce matin pour la famille des victimes, pour les salariés, pour les habitants de Feurs. Il y a quinze jours j'étais au concert de Lavilliers à Saint-Etienne, j'ai fait le déplacement de Grenoble car sa chanson Le Stéphanois et tant d'autres me vont droit au cœur : « On n'est pas d'un pays mais d'une ville... » chante-t-il, cette phrase est mienne.
Je pense aussi à tous les salariés en maintenance qui mettent quotidiennement leurs vies en danger dans un paysage industriel en déliquescence. La sécurité sans moyen financier à la hauteur ne peut exister et quotidiennement dans mon cabinet j'entends de telles confidences, pas assez d'EPI, réparations de fortune par manque de matériel, perte de savoirs non transmis par les « anciens » qui ont été mis à la porte par des PSE, produits cancérigènes sur des combinaisons de travail que l'on ne peut nettoyer, produits chimiques explosifs trouvés au décours d'un dépannage dans un atelier non prévu pour çà, chaussures de sécurité non réglementaires quand il faut travailler à moins 10 degrés au sommet d'une installation, parkas non ignifugées, gants trop courts et dans mon cabinet les cicatrices, les plaies celles que l'on voit mais aussi celles qui ne se voient pas et celles-ci font très mal, je vous en supplie n'utilisez jamais le mot « blessés légers » car parfois leur douleur morale qui se nomme syndrome psychique post traumatique est indicible.
J'essaie de panser les plaies, celles qui ne se voient pas et je cache mes larmes.
Docteur Font Le Bret BrigitteA réécouter, le Docteur Brigitte Font Le Bret sur Arte :
http://www.arte.tv/fr/2952388,CmC=2952386.html
mardi 21 juin 2011
La Centralité du travail
Dans l’article daté du 10 mai : « Comment le travail peut-il faire si mal, jusqu’à mener un salarié au suicide ? », j’ai abordé cette question par l’angle de la construction identitaire. Reprenant le raisonnement, je souhaite maintenant l’éclairer par le thème de la centralité du travail qui constitue pour moi l’une des clés incontournables pour comprendre la souffrance au travail.
La participation essentielle du travail à notre construction identitaire est peu pensée dans l’exercice quotidien du métier. Quand un sujet appréhende et s’empare plus clairement du rôle fondamental du travail dans ce processus qui se prolonge tout au long de l’existence, il prend la mesure de ce que Christophe Dejours (1) désigne par le concept de « centralité du travail ».
La prise de conscience de la centralité du travail dans notre fonctionnement psychique, met en lumière l’importance de sa place dans notre vie. Elle souligne tout ce que l’on met en jeu quand on travaille, tout ce que l’on affirme de soi et de ses valeurs à travers ses gestes de travail. Elle révèle proportionnellement tout ce qui peut être abîmé en nous quand nos critères éthiques constitutifs d’un bon travail, d’un travail qui a du sens, qui donne du sens, sont remis en question, bafoués, ou brisés.
Réaliser que travailler n’est pas externe, que ça touche à notre noyau dur, que le travail nous transforme, nous façonne, et ne constitue pas seulement une source de revenus tend à faire d’une personne ce que Marie Pezé (2) appelle un « salarié adulte ». Un salarié plus conscient de l’investissement subjectif et affectif qu’il prend le risque de mettre dans son travail. Et ainsi, peut-être plus à même de repousser toute démarche qui viserait à porter atteinte à son travail et à sa santé.
Je voudrais citer ici une définition de la santé pour préciser ce que j’entends par ce mot. Parce que pour moi, la santé ne désigne pas seulement l’absence de la maladie. Il s’agit de la définition donnée par Georges Canguilhem (3), médecin et philosophe du XXe siècle. Il a particulièrement pensé la place de la santé comme un continuum entre le normal et le pathologique. Il écrit : « Je me porte bien dans la mesure où je me sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à l’existence, et de créer entre les choses des rapports qui ne leur viendraient pas sans moi, mais qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans elles. »
Reconnaître la place et le rôle du travail dans notre vie, mesurer ce qui se joue pour nous en terme de construction identitaire, de respect de nos valeurs et de nos choix, renforce la conscience de notre autonomie, de notre responsabilité tant vis-à-vis de nous-mêmes que vis-à-vis des autres, et contribue à bien se porter.
Valérie Tarrou
1) Christophe Dejours, psychanalyste, psychiatre, professeur titulaire de la chaire Psychanalyse, Santé et Travail du Cnam.
2) Marie Pezé, psychologue, psychanalyste, fondatrice des consultations Souffrance et Travail. Pezé, M., Saada, R., Sandret, N. (2011). « Travailler à armes égales – Souffrance au travail : comment réagir ».Paris : Pearson. P. 44.
3) Canguilhem, G. (réed 2002). « Ecrits sur la médecine ». Paris : le Seuil. P. 68.
jeudi 9 juin 2011
Souffrance au travail et cinéma
« Pour son second long-métrage au cinéma Prud'hommes, Stéphane Goël s’est intéressé à la souffrance au travail. Le réalisateur de documentaire suisse a posé sa caméra dans la salle du Conseil de Prud’hommes de Lausanne et nous laisse découvrir, sans les commenter, les petits litiges et les grands drames qui s’y jouent quotidiennement. »
Pour en savoir plus : http://www.elle.fr/Loisirs/Cinema/News/5-bonnes-raisons-d-aller-voir-Prud-hommes-1609730
Pour en savoir plus : http://www.elle.fr/Loisirs/Cinema/News/5-bonnes-raisons-d-aller-voir-Prud-hommes-1609730
samedi 4 juin 2011
Mettre le salarié au centre ?
Ci-dessous un article de Philippe Escande publié dans Les Echos le 3 juin 2011 : «Le retour de l'humain dans le management ?»
« A la faveur de la crise, les entreprises redécouvrent l'importance des salariés, de leur motivation et donc de leur implication au travail.
Après avoir courtisé leurs dirigeants, leurs actionnaires, leurs clients et même l'opinion, voilà que les entreprises s'intéressent à leurs employés. Il faut dire que de récentes affaires, comme celles de Renault ou France Telecom ont montré les ravages de la démoralisation des troupes. Vingt ans de pression actionnariale, de changements technologiques et d'évolutions sociologiques, conclus par une crise majeure, ont eu raison de la fiction d'une entreprise heureuse dans un environnement sain. »
Lire la suite de l’article : http://www.lesechos.fr/management/motiver/0201416547139-le-retour-de-l-humain-dans-le-management-171968.php
« A la faveur de la crise, les entreprises redécouvrent l'importance des salariés, de leur motivation et donc de leur implication au travail.
Après avoir courtisé leurs dirigeants, leurs actionnaires, leurs clients et même l'opinion, voilà que les entreprises s'intéressent à leurs employés. Il faut dire que de récentes affaires, comme celles de Renault ou France Telecom ont montré les ravages de la démoralisation des troupes. Vingt ans de pression actionnariale, de changements technologiques et d'évolutions sociologiques, conclus par une crise majeure, ont eu raison de la fiction d'une entreprise heureuse dans un environnement sain. »
Lire la suite de l’article : http://www.lesechos.fr/management/motiver/0201416547139-le-retour-de-l-humain-dans-le-management-171968.php
samedi 28 mai 2011
Yves Clot : reconnaître le travail de qualité
Ci-dessous, une interview d'Yves Clot réalisée par Sandrine Chauvin et publiée sur capital.fr en mars 2011 : "Les entreprises ne valorisent pas assez le travail bien fait".
Un an après l'affaire des suicides à France Télécom, 1.300 entreprises de plus de 1.000 salariés ont conclu des accords sur les risques psychosociaux et mis en place des plans de prévention du stress. Pas suffisant toutefois, pour Yves Clot, titulaire de la chaire de psychologie du travail du Cnam * : "les employeurs se contentent du diagnostic sans prendre de vraies mesures".
Capital.fr : Il y a un an, le ministère du Travail publiait sur son site la liste des bons et des mauvaises élèves en matière de stress au travail. Cette pression médiatique a-t-elle été efficace ?
Yves Clot : Les accords sur les risques psycho-sociaux permettent surtout aux employeurs de s'abriter derrière l'évaluation des risques pour faire semblant d'agir. Dans les bureaux, rien n'a changé. Les salariés ont simplement rempli un questionnaire sans que cela ait des répercussions sur leur quotidien. Le problème de fond reste donc entier. Il existe un écart grandissant entre la conception du "travail bien fait" du salarié et les mesures de performance imposées par l'entreprise. Moins de temps, moins d'effectifs, moins d'investissements… ils n'ont plus les moyens de faire un travail qu'ils estiment correct, ce qui entretient un mal-être ambiant, avec comme conséquences une épidémie de troubles musculo-squelettiques, une explosion des maladies professionnelles, voire des suicides en série…
Capital.fr : Les entreprises en ont-elles conscience ?
Yves Clot : Nous sommes plutôt dans le règne du déni. D'un côté, les dirigeants imposent une conception de la performance court-termiste et productiviste. De l'autre, les DRH mettent en place des cellules d'écoute pour recueillir les plaintes des salariés mais sans jamais les prendre en compte. Les entreprises ne valorisent pas assez le travail bien fait. Les entretiens annuels, par exemple, sont totalement détournés. L'objectif est d'évaluer les performances, le facteur humain est le plus souvent négligé.
Capital.fr : La question du stress au travail est donc loin d'être résolue…
Yves Clot : Ecouter ne suffit pas pour soigner. C'est une règle de base en psychologie. A force d'écouter sans prendre des mesures, le dialogue risque d'être totalement rompu. Dans les discussions actuelles, les employeurs se contentent encore d'évaluer les risques sans consulter leurs salariés sur la qualité du travail accompli.
Capital.fr : C'est-à-dire…
Yves Clot : Les salariés ont des capacités de créativité qui ne sont pas suffisamment exploitées. Plutôt que de parler de "risques psychosociaux", je préfère d'ailleurs utiliser le concept de "ressources pyschosociales". Pour donner du sens au travail, il est possible de recréer une dynamique collective. Il faut réconcilier le conseil d'administration, les syndicats et le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans une nouvelle institution, dont la mission serait de discuter des critères d'évaluation professionnelle. Respecter le travail bien fait est la meilleure des préventions contre le stress, car il n'y a pas de "bien-être" sans respect du "bien faire".
Propos recueillis par Sandrine Chauvin
http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/les-entreprises-ne-valorisent-pas-assez-le-travail-bien-fait-583625
* "Le Travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux" (éd. La Découverte)
Un an après l'affaire des suicides à France Télécom, 1.300 entreprises de plus de 1.000 salariés ont conclu des accords sur les risques psychosociaux et mis en place des plans de prévention du stress. Pas suffisant toutefois, pour Yves Clot, titulaire de la chaire de psychologie du travail du Cnam * : "les employeurs se contentent du diagnostic sans prendre de vraies mesures".
Capital.fr : Il y a un an, le ministère du Travail publiait sur son site la liste des bons et des mauvaises élèves en matière de stress au travail. Cette pression médiatique a-t-elle été efficace ?
Yves Clot : Les accords sur les risques psycho-sociaux permettent surtout aux employeurs de s'abriter derrière l'évaluation des risques pour faire semblant d'agir. Dans les bureaux, rien n'a changé. Les salariés ont simplement rempli un questionnaire sans que cela ait des répercussions sur leur quotidien. Le problème de fond reste donc entier. Il existe un écart grandissant entre la conception du "travail bien fait" du salarié et les mesures de performance imposées par l'entreprise. Moins de temps, moins d'effectifs, moins d'investissements… ils n'ont plus les moyens de faire un travail qu'ils estiment correct, ce qui entretient un mal-être ambiant, avec comme conséquences une épidémie de troubles musculo-squelettiques, une explosion des maladies professionnelles, voire des suicides en série…
Capital.fr : Les entreprises en ont-elles conscience ?
Yves Clot : Nous sommes plutôt dans le règne du déni. D'un côté, les dirigeants imposent une conception de la performance court-termiste et productiviste. De l'autre, les DRH mettent en place des cellules d'écoute pour recueillir les plaintes des salariés mais sans jamais les prendre en compte. Les entreprises ne valorisent pas assez le travail bien fait. Les entretiens annuels, par exemple, sont totalement détournés. L'objectif est d'évaluer les performances, le facteur humain est le plus souvent négligé.
Capital.fr : La question du stress au travail est donc loin d'être résolue…
Yves Clot : Ecouter ne suffit pas pour soigner. C'est une règle de base en psychologie. A force d'écouter sans prendre des mesures, le dialogue risque d'être totalement rompu. Dans les discussions actuelles, les employeurs se contentent encore d'évaluer les risques sans consulter leurs salariés sur la qualité du travail accompli.
Capital.fr : C'est-à-dire…
Yves Clot : Les salariés ont des capacités de créativité qui ne sont pas suffisamment exploitées. Plutôt que de parler de "risques psychosociaux", je préfère d'ailleurs utiliser le concept de "ressources pyschosociales". Pour donner du sens au travail, il est possible de recréer une dynamique collective. Il faut réconcilier le conseil d'administration, les syndicats et le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans une nouvelle institution, dont la mission serait de discuter des critères d'évaluation professionnelle. Respecter le travail bien fait est la meilleure des préventions contre le stress, car il n'y a pas de "bien-être" sans respect du "bien faire".
Propos recueillis par Sandrine Chauvin
http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/les-entreprises-ne-valorisent-pas-assez-le-travail-bien-fait-583625
* "Le Travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux" (éd. La Découverte)
jeudi 19 mai 2011
La « faute inexcusable » de Renault confirmée en Appel
Un article du Monde de ce 19 mai 2011 titre « Suicide d'un salarié : la "faute inexcusable" de Renault confirmée» et développe les faits :
« La "faute inexcusable" de l'entreprise Renault dans le suicide en 2006 d'un ingénieur du site de Guyancourt (Yvelines) a été confirmée jeudi 19 mai par la cour d'appel de Versailles. Une décision qui prouve que "Renault avait nécessairement conscience du danger auquel était exposé Antonio B. au regard de sa charge de travail", estime l'avocate de la famille du salarié, Me Rachel Saada.
Déjà condamné en première instance par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Nanterre en décembre 2009, au motif qu'il "aurait dû avoir conscience du danger auquel" son salarié "était exposé dans le cadre de son activité professionnelle", le constructeur automobile avait fait appel de la décision. Une porte-parole de Renault a déclaré à l'AFP "prendre acte de la décision" de la cour d'appel et attendre de connaître les "éléments de motivation de la décision avant de décider" d'un éventuel pourvoi en cassation. »
Pour lire la suite : http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/05/19/suicide-d-un-salarie-la-faute-inexcusable-de-renault-confirmee_1524174_3234.html
« La "faute inexcusable" de l'entreprise Renault dans le suicide en 2006 d'un ingénieur du site de Guyancourt (Yvelines) a été confirmée jeudi 19 mai par la cour d'appel de Versailles. Une décision qui prouve que "Renault avait nécessairement conscience du danger auquel était exposé Antonio B. au regard de sa charge de travail", estime l'avocate de la famille du salarié, Me Rachel Saada.
Déjà condamné en première instance par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Nanterre en décembre 2009, au motif qu'il "aurait dû avoir conscience du danger auquel" son salarié "était exposé dans le cadre de son activité professionnelle", le constructeur automobile avait fait appel de la décision. Une porte-parole de Renault a déclaré à l'AFP "prendre acte de la décision" de la cour d'appel et attendre de connaître les "éléments de motivation de la décision avant de décider" d'un éventuel pourvoi en cassation. »
Pour lire la suite : http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/05/19/suicide-d-un-salarie-la-faute-inexcusable-de-renault-confirmee_1524174_3234.html
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